Sourd en sourdine

 

Mon très cher Ludwig,

   Je t’ai tant aimé…

 pour m’avoir remuée.

Je regardais ton chemin, 

peut être un peu du mien.

   T’ai-je compris?

Quand tu étais le génie de la musique, 

à composer, et à me faire vibrer.

   Sourd comme une tabatière.

Que les hommes sont cruels, parfois.

   Quand on doit se cacher.

Juste pour avoir le seul droit d’exister!

   Quand on nous met à mort, à tort.

Qui peut comprendre un sourd si musicien?

   Quand le malin nous tient.

Dans le monde pourtant fait par Dieu, c’est le Diable qui étreint.

   Caché, amer pour sûr, ton règne sera, quand enfin on comprendra.

Quand ta musique, pour le ciel, s’élèvera.

   Bien encore plus haut, 

   Cadeau pour l’au delà. 

Quand artistes et musiciens, ni damnés, ni cercueils,

   Au contraire de leur deuil, iront en louanges,

Célébrer le Dieu qui enfin, a ouvert les yeux des aveugles qui ont jugé le sourd.

A très bientôt, 

Ludwig,

Dans le monde nouveau…

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